Fri
26
Jun
Le Festival
Projection et rencontre

Projection du film "Changer le monde"

Heure
18:00
Lieu
Médiathèque de Hyères
Style
Jazz
Tarif
Gratuit

En partenariat avec la Médiathèque de Hyères, nous vous proposons cette plongée dans l'histoire de Jazz à Porquerolles à travers le regard de son fondateur, et cinéaste, Frank Cassenti...

Changer le monde

DOCUMENTAIRE

Réalisé par Frank Cassenti • Écrit par Frank Cassenti

France • 2020 • 83 minutes • HDV • Couleur

La musique peut-elle changer le monde ? Des artistes de cultures différentes y répondent. Des femmes et des hommes qui ont à cœur le rêve de Martin Luther King, « I Have a Dream ! ». Le rêve d’un autre monde que réclame avec enthousiasme la jeunesse. Le film est un voyage musical et initiatique à travers le temps et l’espace, à deux voix, celle du cinéaste, Frank Cassenti, et celle d’Archie Shepp, un géant de la musique africaine-américaine du XXème siècle qui continue de porter la voix aujourd’hui.

Avec

Archie Shepp (USA) / Randy Weston (USA) / Majid Bekkas (Maroc) / Marc Ribot (USA) / Hamid Drake (USA) / Nicole Mitchell (USA) / Desdamona (USA) / BCUC (Afrique du Sud) / André Minvielle (France) / Lula Pena (Portugal) / Cuarteto Cedron (Argentine) / Monica Passos (Brésil) / Hermeto Pascoal (Brésil) / Mino Cinelu (Guadeloupe) / Jacques Schwarz-Bart (Guadeloupe) / Siegfried Kessler (Allemagne) / Tony Hymas (UK)…

Projection en présence de la fille du réalisateur, Sarah Cassenti, et de sa compagne, Olivia Rivet.

Frank Cassenti réalise L’Affiche rouge (avec des comédiens et des rescapés du groupe Manouchian), Prix Jean Vigo, en 1976. En 1978, il signe un film épique, La Chanson de Roland, avec Alain Cuny, Pierre Clémenti et Laszlo Szabo. Il rencontre Pierre Goldman, dont il veut adapter l’autobiographie, Souvenirs obscurs d’un juif polonais né en France (Seuil, 1975). Après l’assassinat de Goldman par un commando d’extrême droite, en septembre 1979, Cassenti réalise Aïnama, salsa pour Goldman, avec ses amis musiciens antillais et sud-américains.

En 1981, Frank Cassenti réalise Deuil en vingt-quatre heures, série pour Antenne 2 avec Richard Bohringer, adaptation du roman de Vladimir Pozner qui évoque la débâcle de 1940. Avec Lettre à Michel Petrucciani (1983) et Archie Shepp. Je suis jazz… c’est ma vie (1984), celle de Cassenti devient aussi le jazz. Retour en Afrique (1993), filmé au Sénégal et sur l’île de Gorée, d’où partaient les esclaves, précède la comédie musicale Black Ballad (1990), avec les chanteuses Dee Dee Bridgewater ou La Velle. Arte produit ses nombreux documentaires sur les figures-clés du jazz, de Dizzy Gillespie à Nina Simone, en passant par Miles Davis et Abbey Lincoln.

Au théâtre, il met en scène Mademoiselle Else, d’Arthur Schnitzler, en 1990, et Novecento, d’après Alessandro Baricco (avec Jean-François Balmer), en 2001. Il tourne Le Testament d’un poète juif assassiné, d’après le roman d’Elie Wiesel (1987, Michel Jonasz et Philippe Léotard à l’affiche).

Avec Samuel Thiebaut, il fonde la société de production Oléo Films, en 2004. Pluie de documentaires sur les chants zoulou, la musique gnawa avec Gnawa Music. Corps et âme (2010) et La Nuit de la possession (tourné à Essaouira, en 2012), toute son œuvre toujours tournée vers « la rencontre de l’autre » et la mémoire de ses origines (le Maroc).

Œuvre immense, généreuse, qui se condense dans le « festival des musiciens » Jazz à Porquerolles qu’il crée, en 2002, avec Aldo Romano et Archie Shepp.